
Photo juin 2026. L’avenue de Maillé, au carrefour avec la rue de la Lande
Une avenue résidentielle datant des années 1970
Le nom de Maillé, attribué aussi au pont situé à proximité, viendrait de Mallius, un personnage de l’époque gallo-romaine. Selon l’historienne et archéologue Anne-Marie Rouanet-Liesenfelt, deux grands domaines agricoles auraient été exploités par les Romains. Le domaine de Maillé, près du Chevré, aurait pu appartenir à Mallius et le domaine d’Acigné, appartenant à Accinius.

Sur le cadastre de 1819, on trouve des parcelles du nom de Maillé à l’emplacement de l’actuel lotissement. Le choix du nom de la rue vient donc du souhait de rappeler le passé rural d’Acigné.

Au début des années 70, des champs occupaient encore cet espace, alors que des lotissements avaient déjà poussé au nord du bourg. L’époque dite des « Trente Glorieuses » amena l’installation de nombreux habitants à Rennes et dans les communes environnantes. La population d’Acigné était en constante augmentation.
La municipalité d’Acigné, alors dirigée par Michel Simonneaux (maire de 1971 à 1989), entreprit de créer le lotissement dit de Maillé. Une longue avenue coudée fut ouverte et au fil du temps y furent construites des maisons entourées de jardin.
Ce lotissement s’inscrivait dans un projet plus vaste, avec 300 lots (rues Clos-Richard, Maillé, Chevré, Gould’Œuvre…) dont 60 en HLM au Champ-Séquart. Le lotissement de Maillé fut achevé en 1981.


Pour en savoir plus
- Alain Racineux. Histoire d’Acigné et de ses environs. 1999.
- Georges Guitton. Entretien avec Michel Simonneaux. 2022
- Bulletins municipaux années 1970-1980
- Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine. Cadastre napoléonien en ligne.










