La conie et le r’na en BD

Tout le monde connaît la fable de La Fontaine Le corbeau et le renard. Cette adaptation libre en bande dessinée est l’occasion de se familiariser sans effort et prise de tête avec le vocabulaire gallo et ses tournures de phrase.

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Planche de bande dessinée La conie et le r'na, c'est à dire Le corbeau et le renard
Bande dessinée de Jean-Jacques Blain, réalisée avec l’aide de Thierry Besnard pour les textes et de Jean-François Miniac pour la réalisation artistique.

 

Le mot ben (prononcer « bin ») revient plusieurs fois dans le dialogue entre le corbeau et le renard. C’est l’équivalent de bien en français. C’est un « marqueur discursif » renforçant l’expression. Il est particulièrement fréquent en gallo mais aussi dans les autres parlers de l’ouest de la France, dans le québecquois, etc. Il s’intègre couramment dans les expressions et même dans la constitution de mots comme benèze. Être benèze, c’est être content, que l’on pourrait retranscrire littéralement en français comme bien à l’aise.

Le chantou d’opéra et les grands dizous illustrent la présence régulière en gallo, dès le XIe siècle, de ou dans les mots contenant un o long en latin et correspondant au français eur.
Il ne s’agit pas d’une simple substitution de sonorité entre français et gallo mais d’une originalité linguistique souple d’utilisation et plutôt taquine. Ainsi dizou pourrait se traduire par baratineur et un bouézou est un joueur d’accordéon (la bouèze). Vous pouvez même le décliner à votre manière, comme avec les noçous, les breizhous, etc

Jean-Jacques Blain et Thierry Besnard

La conie et le r’na en BD
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