
Photo août 2026. La rue de la Lande, côté Chevré. Elle correspond à l’urbanisation d’un ancien « écart », petit hameau à l’Ouest du Bourg.
Sur le plan
Autrefois un petit « écart », aujourd’hui une rue résidentielle
Sous l’Ancien Régime, les landes, terres considérées comme peu fertiles, appartenaient aux seigneurs. Moyennant une redevance assez faible, les riverains pouvaient les utiliser pour de multiples usages. Elles furent souvent afféagées (cédées) à des agriculteurs aux 17e et 18e siècles et, pour celles qui ne l’avaient pas été, les communes devinrent propriétaires de ces «communs» à la Révolution. Sur le cadastre de 1819, ces parcelles alors agricoles appartiennent déjà à des particuliers.
Le nom de la Lande d’Acigné correspond à la fois au petit hameau qui se trouvait à la jonction de la rue actuelle de La Lande avec la rue de Rennes (l’amorce de la rue Saint-Exupéry) et aux terres qui se trouvaient de part et d’autre de la rue de la Lande, aujourd’hui lotie.

Sur la rue de la Lande, les premières maisons furent construites au carrefour de la rue de Rennes, comme on le voit sur le plan du cadastre de 1819 ci-dessus.

A partir des années 1970, la rue s’étendit jusqu’à l’axe de l’avenue du Chevré. Des maisons entourées de grands jardins s’y installèrent. La densification de l’habitat a commencé dès les années 1990 avec des maisons individuelles occupant les derniers espaces non lotis. Puis, dans les années 2020, des maisons ont été remplacées par des immeubles résidentiels. C’est le cas à l’entrée de la rue, côté rue de Rennes.
Plus récemment, l’Allée des Fougères a pris la place d’une ancienne propriété. Désormais, la rue de la Lande est une zone d’habitat mixte où se côtoient maisons individuelles et immeubles.

Sources
- Archives départementales d’Ille-et-Vilaine
- Dossiers d’inventaires de la Région Bretagne










