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Le bourg d’Acigné croqué par Charles Montigné

Il y a 4 ans, celui qui était un pilier de notre association et très longtemps son vice-président, Charles Montigné, nous quittait. Mais il ne disparaissait pas, nous laissant ses innombrables et délicieux dessins illustrant le patrimoine et la vie acignolaise.
Dans les années 1990, Charles Montigné avait participé à l’atelier bandes dessinées de l’ADAC, association noyalaise d’arts plastiques. Son animateur d’alors comme d’aujourd’hui, Jean-François Miniac, nous commente avec Jean-Jacques Blain une série de dessins de Charles Montigné.

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JFM: Il y a de l’architecte chez Charles Montigné, son métier d’ailleurs. Les perspectives sont rigoureuses sans être raides pour autant. Son dessin ondulant donne vie aux constructions, conférant de la poésie à ses tableaux. JJB: Depuis trente ans que ce dessin a été réalisé, les lieux ont à peine changé. Certes, la place des Halles est maintenant piétonne, le restaurant ne fait plus pension et la pharmacie a migré aux Clouères. Mais, le bâti et l’âme du cœur historique d’Acigné est toujours là.

 

JFM: Charles Montigné sait regarder. Il applique le principe chromatique selon lequel une ombre est, par contraste, perçue plus sombre du côté de la lumière. Regardez les angles des murs de l’église ! JJB: Rien n’a changé, sauf les arbres qui ont un peu poussé, comme dans le dessin suivant.
JJB: Peut-être un des lieux les plus pittoresques d’Acigné avec son « passage secret », le petit escalier sinueux qui permet de rejoindre la Cour des moulins depuis le parvis de l’église.

 

JFM: Charles Montigné est un croquiste de talent. Il capte les paysages et les scènes sur le motif, fixant sur le papier avec son trait souple le bourg d’Acigné. JJB: La Cour des moulins est un lieu emblématique d’Acigné. Il a tout pour réjouir l’observateur avec l’eau vive, un moulin toujours en activité (le dernier sur le cours de la Vilaine), à l’occasion quelques pêcheurs. Un petit havre de tranquillité en plein centre-bourg.
JJB: Savez-vous que le marché à Acigné c’est le mercredi depuis au moins le 16e siècle ? C’est ce qu’un parchemins découvert aux archives départementales a révélé. Étonnante cette continuité !

 

JJB: Ce lavis, représente l’arrière du restaurant « Le Q’âtre ». Charles Montigné aimait bien varier les techniques.

 

JJB: Il y a eu quelques changements dans la rue des Forgerons. Le parking derrière la maison à colombage est maintenant à étage. Et plus loin, l’ancienne maison Mailleux (le forgeron à qui la rue doit son nom) et la quincaillerie ont laissé la place à un immeuble d’habitation. Dans la rue aux Roches la « maison condamnée » a disparu. Avec celle qui existe toujours juste en face, c’étaient peut-être les plus petites du bourg d’Acigné: juste la surface d’une pièce !

 

Charles Montigné lors de son exposition en 2009, dans la salle Annie Brown à Acigné (photographie Michel Pierre).
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