
Photo juillet 2026. La rue Saint-Georges se situe au Sud-Ouest d’Acigné, entre le bourg et le Chevré.
Sur le plan
Une avenue entre le bourg et la campagne
Le nom de cette rue évoque un martyr du IVe siècle.

Selon la tradition des églises catholiques et orthodoxes, Saint Georges est né en Cappadoce, dans l’actuelle Turquie. Il devint officier dans l’armée romaine. Refusant de persécuter les chrétiens, lui-même converti au christianisme, il fut condamné à mort par l’empereur Dioclétien. Il est souvent représenté terrassant un dragon, symbole du mal.
La rue Saint-Georges se trouve vraisemblablement sur une voie romaine partant de Condate (Rennes aujourd’hui). Il s’agit donc d’une voie de passage très ancienne. Pourquoi cette rue est-elle ainsi nommée ? Cela vient du lien entre Acigné et l’abbaye Saint-Georges, à Rennes. Cette abbaye de femmes fut fondée au XIe siècle. Le duc de Bretagne, Alain III, donna trois villages acignolais (Epargé, Epinay et Grébusson) à sa sœur Adèle, première abbesse de l’abbaye. D’autres dons suivirent au fil du temps, notamment trois portions de terre dans le bourg. Ces dons permettaient aux Bénédictines de percevoir diverses rentes.

Jusqu’au milieu du XXe siècle la rue Saint-Georges s’arrêtait au niveau des actuelles salles paroissiales, alors occupées par l’école privée des garçons.
Des maisons en grès, comme l’école Jeanne d’Arc, et des anciennes fermes jalonnent cette portion de la rue.


Au-delà, vers l’Ouest, à partir des années 1970, ont été construites des maisons entourées de jardins, proches des prairies bordant la Vilaine.
Pour en savoir plus :
- Racineux Alain. Histoire d’Acigné et de ses environs. 1999
- Balade découverte : Géologie du bâti dans le bourg d’Acigné
- Balades rando découverte d’Acigné : Le chemin de ronde par la couronne verte
- Dossiers d’inventaire de la région Bretagne.










