
Sur le plan
Jean Zay (1904-1944) un jeune ministre de l’Éducation nationale, brillant et novateur
Jean Zay est une figure importante de la vie politique française du XXe siècle. Il est né le 6 août 1904 à Orléans. Fils d’un père juif et d’une mère protestante, il grandit dans un environnement ouvert et cultivé. Très tôt, il s’intéresse au droit et devient avocat après ses études.

Engagé en politique au sein du Parti radical, il est élu député du Loiret en 1932, à seulement 27 ans. Il se fait remarquer par son intelligence, son éloquence et ses idées progressistes.
En 1936, à l’âge de 31 ans, sous le gouvernement du Léon Blum, il devient ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts, un poste qu’il occupe jusqu’en 1939. Durant son ministère, Jean Zay modernise profondément le système éducatif français. Il prolonge la scolarité obligatoire de 13 ans à 14 ans, encourage l’accès à la culture pour tous et soutient l’éducation physique et la création artistique. Les classes vertes et les classes de mer sont aussi des initiatives de son ministère.
On lui doit aussi des projets novateurs comme la future création du Festival de Cannes et celle du CNRS.
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il refuse la défaite et tente de poursuivre la lutte. En août 1940, il est arrêté au Maroc avec d’autres membres du gouvernement qui voulaient poursuivre la lutte. Jean Zay est la cible d’une violente campagne de presse dans les journaux antisémites soutenus par le régime de Vichy.
Celui-ci le fait arrêter en 1940. Accusé injustement de désertion, il est condamné et emprisonné.
En 1944, alors qu’il est détenu, il est assassiné par la Milice française.
Réhabilité en 1945, il entre au Panthéon en 2015, en hommage à son action et à son destin exceptionnel.

Pour en savoir plus : site des Amis de Jean Zay










