Photo mars 2026. La rue Sebastião Salgado se situe dans le quartier dit « des photographes », dans la ZA du Champ du Botrel, dont l’aménagement a commencé en 2005. Sur le plan
Sebastião Salgado ( 1944-2025), un des plus grands photographes documentaires contemporains

Né le 8 février 1944 à Aimorés, dans l’État du Minas Gerais au Brésil, Sebastião Salgado grandit dans une ferme entourée de nature, un environnement qui le marquera profondément.
Fait intéressant, Salgado ne se destinait pas du tout à la photographie. Il étudie l’économie et travaille comme économiste pour des organisations internationales. C’est au cours de ses voyages professionnels en Afrique, dans les années 1970, qu’il commence à photographier, d’abord presque par hasard. Comprenant que l’image peut être un outil puissant pour témoigner des réalités sociales et humaines, il décide de se consacrer entièrement à la photographie, avec une prédilection pour le noir et blanc.
Ses premiers grands projets, notamment les séries Workers et Migrations, portent sur les conditions de travail et les migrations humaines liées aux conflits et à la misère.
Dans les années 2000, profondément marqué par certaines expériences, notamment le génocide au Rwanda, il traverse une période de doute. C’est alors qu’il se tourne vers un projet différent, plus tourné vers la beauté du monde : Genesis. À travers cette série, il photographie des paysages, des animaux et des peuples vivant encore en harmonie avec la nature.
Parallèlement à son travail artistique, Salgado s’engage concrètement pour l’environnement. Avec son épouse, Lélia Wanick Salgado, il fonde l’Instituto Terra, une organisation dédiée à la reforestation au Brésil. Leur projet a permis de restaurer des milliers d’hectares de forêt et de redonner vie à des écosystèmes dégradés.










