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Anneaux et barres d’attache dans le bourg d’Acigné

On passe à côté sans les remarquer. Et pourtant un certain nombre d’anneaux métalliques qui servaient à attacher les chevaux aux murs dans les rues au temps de la traction hippomobile sont toujours là.
Il y avait aussi des barres d’attache devant certains commerces, où l’on pouvait fixer plusieurs attelages.

Cela nous ramène au temps où la société acignolaise dépendait largement du cheval, indiscutablement jusqu’au XIXe siècle, mais encore une bonne partie du XXe siècle.

Les anneaux aux murs

Les anneaux muraux, produits dans les ateliers des forgerons, étaient scellés dans les murs. Il y en avait dans toutes les fermes mais ils étaient aussi présents en nombre dans les rues du bourg pour permettre le stationnement des charrettes véhiculant les visiteurs ou les marchandises. On en retrouve encore actuellement une dizaine dans le bourg d’Acigné, naturellement sur les bâtiments un peu anciens.

La localisation des anneaux d’attache encore visibles dans le bourg d’Acigné (fond de carte OpenStreetMap). L’occasion d’une petite promenade ?
Jument et son poulain « sur une place de parking » en Centre Bretagne dans les années 1910. Les anneaux étaient suffisamment haut au mur pour que les chevaux  ne se fassent pas une « prise de longe », c’est à dire s’emmêlent un pied dans la corde. Quand vous voyez des anneaux plus bas (exemple au 3 de la place des Halles à Acigné), c’est que le niveau du sol a été exhaussé depuis.

Les barres d’attache

S’il n’en restent plus à Acigné, c’est qu’elle étaient en bois, et donc putrescibles, et qu’elles prenaient de la place.

En face l’ancienne école communale des garçons (mitoyenne de l’ancienne marie, le café Josse (derrière la charrette anglaise dont le cheval, bien dressé, ne bronche pas au milieu de la rue) disposait de deux barres d’attache pour les clients. Ce bâtiment a disparu dans les années 1990 et les barres d’attache bien avant. C’était un peu le « saloon » acignolais, puisque c’est un aménagement classique devant ces établissements dans les westerns.

 

Sur la gauche, en descendant la rue de Calais, la boucherie Colin et ses barres d’attache. On devine au sol le crottin de cheval et les poules qui en profitent. Aujourd’hui, des immeubles modernes ont pris la place de ce commerce mais les maisons anciennes, de l’autre côté de la rue sont toujours là.

 

Devant « La descente des Rennais » à Noyal-sur-Vilaine. Ce débit de boisson et hôtel « loge à pied », est-il peint sur le mur. Si les chevaux pouvaient stationner attachés à la double barre d’attache, l’hôtel ne disposait en effet pas d’une écurie pour y héberger les chevaux la nuit.

 

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