Accueil / Rues et lieux-dits / Corbière / rue Tristan Corbière

Corbière / rue Tristan Corbière

 Photo février 2026  La rue Tristan Corbière se situe dans le quartier résidentiel du Botrel. Elle a été ouverte entre 2010 et 2015                                                                            

Sur le plan


Tristan Corbière (1845-1875) le « poète maudit »

Photographie de Tristan Corbière par Thomas Blanchet parue dans l’édition définitive des Amours jaunes de 1926. Auteur inconnu. Public domain, via Wikimedia Commons

Né à Morlaix, Tristan Corbière, de son vrai nom Édouard-Joachim Corbière,  est le fils du romancier maritime Édouard Corbière. Très tôt affaibli par une santé fragile, atteint de rhumatismes déformants et de tuberculose, il mène une existence souvent solitaire et marginale. Adolescent, il passe une grande partie de son temps sur la côte bretonne, notamment dans la maison familiale de Roscoff, où il se passionne pour la mer et les marins. En 1873, il publie à compte d’auteur son unique recueil, Les Amours jaunes.  Son style, très personnel, est ironique, heurté, parfois volontairement provocateur, à rebours de la poésie romantique encore dominante. Le livre passe presque inaperçu à sa sortie. Pourtant, ses poèmes, pleins de sarcasmes, de jeux de langage et de visions maritimes, annoncent une modernité qui influencera plus tard les symbolistes et les surréalistes. 

La reconnaissance de son œuvre arrive surtout après sa mort, survenue alors qu’il a seulement 29 ans.  En 1884, Paul Verlaine le redécouvre et le fait connaître dans son célèbre essai Les Poètes maudits. Tristan Corbière y apparaît comme l’un de ces artistes incompris de leur vivant. 

Aujourd’hui, il est considéré comme un précurseur de la poésie moderne, admiré pour son ton libre, son humour noir et son regard désabusé sur le monde.

Pour aller plus loin : Poética. Les poèmes de Tristan Corbière