
Photo Février 2026. Cette impasse, créée entre 2010 et 2015, se situe dans les quartiers résidentiels au nord du Bourg. Elle fait partie de la ZAC du Botrel.
Sur le plan
Max Jacob (1876-1944), un poète, romancier et peintre, figure de l’avant-garde parisienne

Né le 12 juillet 1876 à Quimper, en Bretagne, Max Jacob grandit dans une famille juive modeste. Élève brillant mais rêveur, il monte à Paris à la fin du XIXe siècle avec l’ambition de devenir artiste.
À Montmartre, il fréquente les cercles d’avant-garde et se lie d’amitié avec un jeune peintre espagnol encore inconnu : Pablo Picasso. Leur amitié sera décisive. Jacob soutient Picasso dans ses débuts difficiles et l’initie à la langue française ; Picasso, lui, réalise plusieurs portraits de son ami.
Dans le Paris des cafés et des ateliers, Jacob croise aussi Guillaume Apollinaire et Amedeo Modigliani. Il devient l’un des piliers de cette génération qui révolutionne l’art et la poésie au début du XXe siècle.
En 1909, Max Jacob vit une expérience mystique qu’il décrit comme une apparition du Christ. Cet épisode bouleverse sa vie : il se convertit au catholicisme en 1915. Sa foi devient centrale dans son œuvre et dans son existence
Max Jacob publie en 1917 son œuvre la plus célèbre, Le Cornet à dés, un recueil de textes courts et poétiques dont le style annonce le surréalisme. Il écrit également des romans, des poèmes et des chroniques, tout en poursuivant une activité de peintre.

Malgré sa conversion, Max Jacob reste considéré comme juif par les lois raciales du régime de Philippe Pétain sous l’Occupation. Arrêté par la Gestapo en février 1944, il est interné au camp de Drancy, en région parisienne. Affaibli et malade, il meurt le 5 mars 1944, avant d’être déporté vers l’Est. Sa disparition provoque une vive émotion dans le monde artistique.
Pour en savoir plus : Association des Amis de Max Jacob










