VICTOR PANNETIER,
UN RÉSISTANT

Victor Pannetier naquit le 11 novembre 1906 à Noyal-sur-Vilaine. Il était le neveu de Pierre Pannetier, héros acignolais de la guerre 14-18 (sept fois décoré à titre militaire). Après un apprentissage de mécanicien à Rennes, Victor loua une maison à Acigné, place de la mairie, où il s’installa comme vendeur-dépanneur de cycles et motocycles. En 1929, il épousa Angèle Piron, couturière, de Liffré. Grand sportif, il joua au club de football d’Acigné et participa aussi à de nombreuses courses cyclistes, dont Paris-Rennes et Paris-Brest.
Ayant quitté le commerce, il partit habiter au Val-Froment en Noyal. Il eut quatre garçons, qui furent scolarisés à l’école publique d’Acigné, distante de 1500 mètres.
Quand la guerre arriva, il était employé aux cycles Sporting à Rennes. Adhérent du Parti Communiste, il lança l’idée du déraillement d’un train de permissionnaires allemands au Haut-Sévigné, non loin de chez lui. L’attentat, organisé par Louis Pétri, survint à 1 heure du matin, le 10 juillet 1943. Ce fut le sabotage départemental le plus meurtrier de l’année : on compta 62 ambulances sur les lieux. Suspecté, Victor Pannetier fut arrêté peu après. Torturé, il n’avoua rien. Condamné en août 1943 aux travaux forcés dans l’usine souterraine de fusées à Dora en Allemagne, il survécut et fut libéré par les Russes en mai 1945. Pensionné de guerre, il finit sa carrière comme chauffeur à « Ouest-France ». Mort à 88 ans, il a fait don de son corps à la science. Une rue neuve d’Acigné porte son nom, entre la place de la mairie et la rue de l’Ancien-Porche.

PROSPER CHUBERT,
UN GRAND PATRIOTE
Prosper Chubert est né le 25 septembre 1884 dans l’actuelle rue des Forgerons (n°6) où ses parents, Prosper Chubert et Léonie Galesne, tenaient un commerce de grains et de cidre dans une maison en terre aujourd’hui disparue. Au même endroit, ils avaient aussi un café et un commerce de tissus. Ils firent construire en 1900, l’actuelle maison du n°6.
Le jeune Prosper fit son lycée et des études de droit à Rennes et s’installa comme avoué à Vannes. Très actif, il prit de nombreuses responsabilités : vice-président du Véloce Vannetais, vice-président du Syndicat d’initiatives, président de l’orchestre la Lyre Vannetaise… et vice-président de la commission des hospices. À ce titre, l’hôpital de Vannes, achevé en 1934, fut en grande partie l’oeuvre de l’Acignolais.


Prosper Chubert se maria sur le tard, à 46 ans, avec Marie-Jeanne Denais, à Nantes. En 1940, grâce à lui, le Syndicat d’initiatives servit à faciliter le logement des réfugiés à Vannes. Puis Prosper Chubert entra en Résistance. En 1943, il se mit au service du général Guillaudot, dit Yodi, chef de l’armée secrète du Morbihan. Cette organisation permit de sauver 192 aviateurs alliés abattus et de transmettre à Londres toutes les informations sur le dispositif allemand du département. Après l’arrestation de Yodi, fin 1943, c’est Prosper Chubert qui présida en janvier 1944 le premier Comité départemental de Libération. Dénoncé, il est arrêté à son tour par la Gestapo, le 18 février de la même année. Déporté au camp de Neuengamme près de Hambourg, il y meurt de maladie en décembre 1944.
Pour célébrer la mémoire de cet homme de bien, le nom de Prosper Chubert a été donné au Centre Hospitalier de Vannes (actuellement 1500 places). À Acigné, une rue porte son nom (entre l’avenue de l’abbé-Barbedet et la rue Jeanne-Marie Martin).
Auteur : Alain Racineux
Rubrique « Le Saviez-vous ? » bulletin municipal L’Acignolais février 2010
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