Balades rando découverte d’Acigné: Le chemin de ronde par la couronne verte

Ce circuit pédestre de 7 km – 1 h 30 à 2 h heures en prenant le temps d’observer -, vous permet de faire le tour de l’agglomération d’Acigné dans la verdure.
Cette page, que vous pouvez dérouler au fur et à mesure de votre trajet sur votre smartphone, vous révèle de multiples centres d’intérêt tout au long du parcours.

 

Ce guide démarre au parking du terrain de football, rue du Stade. Le circuit est une boucle et vous pouvez démarrer à un autre endroit du circuit, si vous préférez.

Le parking, le long du terrain de football d’honneur d’Acigné. Le chemin piétonnier, goudronné, passe au bout du parking.

Descendre sur le chemin piétonnier que vous prenez vers la gauche (vers l’ouest) et que vous suivez sur 300 m. Rejoindre l’arboretum qui se situe à l’écart du chemin, en bordure des habitations.

L’arboretum a été initié en 1994 par les enfants et les enseignants de l’école du Chevré. Il est composé essentiellement d’espèces régionales, même si un séquoia est aussi présent. Approchez-vous et révisez vos connaissances avec les petits panneaux botaniques situés au pied de chaque arbre.

Revenez au chemin et continuez.

Zone humide du Pont d’Ohin. C’était auparavant un plan d’eau envahi par la jussie (plante invasive). Le site a été réaménagé en 2014 en prairie humide et roselière.

Poursuivre en faisant le tour de la zone humide à droite, du côté du Chevré.

Façade de l’usine MX au Pont d’Ohin, de l’autre côté du Chevré. L’entreprise a été créée par un forgeron acignolais, Louis Mailleux, il y a 70 ans. La façade du bâtiment reprend le M du logo, pour Mailleux au départ, MX à partir de 2005, puis M-extend depuis 2020. Les deux branches rouges symbolisent également les fourches de tracteurs, cœur de métier de l’entreprise.

Pont d'Ohin sur le cadastre de 1

Le pont d’Ohin sur le cadastre 1819. Le Chevré (en bleu-vert) se traversait à gué, le chemin (en marron) descendant dans la rivière. Néanmoins, les piétons pouvaient passer à pied sec sur une passerelle en bois parallèle au gué. Ce système de gué couplé avec une passerelle, que l’on appelait « planche », était le plus habituel pour traverser les petites rivières et ruisseaux. En dessous du village, à gauche, remarquez le chemin qui descendait à la rivière, sans la traverser. C’était un point d’abreuvement pour les troupeaux.

Traverser la route de Rennes et poursuivre sur le chemin le long du Chevré.

Fusain d’Europe, sur le bord du Chevré. Cet arbuste porte des fruits rouges à l’automne et une partie l’hiver. Ces baies sont toxiques. Les rameaux, carbonisés, servent à dessiner.

Au niveau de l’étang, traverser sur le ponceau pour continuer sur la rive droite.

Troène commun sur le bord du Chevré. Vous trouverez cet arbuste, qui porte des feuilles toute l’année, en plusieurs endroits le long de votre chemin. Il a des fleurs blanches parfumées au printemps.

 

La culée de l’ancienne passerelle parallèle au gué de Maillé. Un peu avant le pont de Maillé, on remarque sur la rive en face la culée de l’ancienne passerelle qui permettait aux piétons de traverser la rivière tandis que le bétail, les chevaux et attelages passaient dans le gué situé à l’emplacement du pont actuel. C’est le même schéma qu’au Pont d’Ohin.

Traverser le Pont de Maillé vers le bourg et prendre le premier chemin à droite, vers le Gould’Oeuvre.

Le Gould’Oeuvre. C’est la « goule de la Voeuvre », autrement dit l’embouchure de la Voeuvre, l’autre nom du Chevré.

Suivre le chemin le long de la Vilaine, dans la prairie du Gould’Oeuvre.

Sur l’autre rive de la Vilaine, l’île fantôme d’Acigné. Au sud d’Acigné, le cours actuel de la Vilaine (en bleu) et un bras mort (en vert) dessine une grande île sur le territoire noyalais.

Suivre le chemin pour remonter rue Saint-Georges et prendre à droite, vers le centre-bourg.

Croix de granit, au 16 de la rue Saint-Georges. Elle porte au pied une inscription à demi effacée « Miss Ioan Chassé », sans doute pour Messire Johan Chassé, prêtre d’Acigné mort en 1663.

 

Maison au 27 rue St Georges. Elle se compose de parties d’époque différentes. De gauche à droite : une maison d’habitation ajoutée au 19e siècle, une ancienne étable du 18e transformée en pièce d’habitation (avec un encadrement de porte provenant d’une ancienne ferme de Combourg), une habitation du 18e siècle et un garage du 20e siècle.

 

Le parvis de l’église, achevée en 1904, sur une carte postale des années 1930. Remarquez les pilastres aux angles du mur entourant l’église. Ils sont réemployés comme piliers à l’entrée du nouveau cimetière.

 

Le Moulin d’Acigné. Du haut de la terrasse derrière l’église, on découvre la Vilaine et le moulin d’Acigné, toujours en activité. En face, le restaurant étoilé Le Pont d’Acigné. Sa terrasse est installée sur la culée de l’ancien pont en bois qui précédait le pont actuel, construit plus en aval. Au fond, Noyal-Vilaine, avec son clocher d’un tout autre style que celui d’Acigné et pourtant dû au même architecte, Arthur Regnault.

Emprunter la rue des Roches, qui descend à l’est de l’église.

Dans cette rue des Roches étaient installés des tanneurs sous l’Ancien Régime, comme au n°8. Les jardins de ces maisons donnent au sud sur la Vilaine. Plus bas, au n° 14, observez le trou circulaire au-dessus d’une fenêtre, qui est une ancienne porte partiellement rebouchée. Cette encoche servait à bloquer un madrier pour faciliter l’encavage des fûts de cidre qu’il fallait descendre dans le bâtiment. A la maison suivante, le n° 16, une gerbière avec sa poulie permettait de monter des sacs de céréales et autres réserves au grenier.

Au bas de la rue, avant les jardins familiaux, prendre le sentier à droite qui rejoint le bord de la Vilaine.
S’il y a trop d’eau, cette zone humide pouvant être inondée à certaines période de l’année, poursuivre tout droit le sentier goudronné jusqu’à la ferme de la Motte.

Le bief du moulin d'Acigné
Du bord de la Vilaine, vous avez une belle vue vers le moulin avec son bief, c’est à dire le canal qui amenait l’eau jusqu’aux roues du moulin, roues qui ont été démontées au milieu du XXe siècle.
Plan du moulin au XVIIIe siècle
Ce plan, des années 1780, avait été établi pour préparer une canalisation de la Vilaine en amont de Rennes et qui devait se poursuivre jusqu’à la Mayenne, projet qui n’aboutit jamais. La configuration hydraulique n’a guère changé, avec les deux déversoirs. Le tracé jaune de la carte est l’emplacement projeté pour le canal qui aboutissait à une écluse, qui aurait été située juste en face vous. A gauche, figure l’ancien pont de bois.

Poursuivre vers l’est sur le sentier en bord de Vilaine. A votre gauche s’étend un espace naturel humide.

Le marais de la Motte en 2019, lors de débordement de la Vilaine, avec Acigné au fond. Il est constitué de prairies et taillis humides, de roselières, ainsi que de fossés périphériques. On y trouve une grande variété d’espèces végétales et animales. C’étaient autrefois des prairies de fauche.

 

Entrelacs de saules roux cendrés dans le marais de la Motte. Ils envahissent progressivement le centre du marais. Sur les berges de la Vilaine on trouve plutôt des frênes et des aulnes.

Vous arrivez à la Ferme de la Motte, qui héberge aujourd’hui l’Espace jeunes.

La résidence des seigneurs d’Acigné était située dans le méandre à gauche, de l’autre côté de la Vilaine, entre le 12e et le 14e siècle. Sur l’île, à droite, à laquelle on peut accéder par la passerelle, se trouvait la chapelle du château et un vivier.

Vous pouvez vous avancer dans l’île et même en faire éventuellement le tour au milieu de la végétation.

L’île de la Motte sur le cadastre de 1819. Le vivier, réserve de poissons pour la résidence seigneuriale, est toujours perceptible en s’avançant sur l’île.

Revenir à la Ferme de la Motte et passer derrière le bâtiment.

Four de la ferme de la Motte. Avec le puits, situé un peu plus loin, le four à pain était un équipement habituel dans les villages à partir du 19e siècle, le monopole seigneurial étant tombé à la Révolution. A l’arrière du bâtiment de ferme, une trappe servait à livrer les pommes directement dans le local où se trouvait le broyeur à pommes et le pressoir.

Poursuivre sur le bord de la Vilaine vers la base de kayak voisine.

Le club de kayak d’Acigné a été créé en 1981 et le bâtiment que vous voyez a été inauguré en 2000. Répondant au caractère inondable de la zone, la base nautique est sur pilotis. Œuvre de l’architecte rennais Thierry Dupeux, son bardage s’intègre à l’environnement et ses hublots évoquent le milieu aquatique.
De l’autre côté de la base de kayak, sur la rive noyalaise, se trouvait le manoir médiéval. Le relevé topographique de ses vestiges au sol, bien que réduits, ont permis de retrouver sa configuration avant son abandon par les seigneurs d’Acigné, vers 1400. A droite, sur l’île qui était reliée par un pont en bois au manoir médiéval, la chapelle.
En poursuivant le sentier, vous croisez un long talus qui remonte vers le nord. Approchez-vous et vous observerez qu’il est très imposant. Ce talus défensif faisait autrefois le tour de toute la parcelle englobant la base de kayak. Au Moyen Âge, c’était une basse-cour (enclos protégé avec des bâtiments annexes du manoir et lieux de refuge pour la population) dépendante de la résidence seigneuriale.

Continuer sur le chemin en bord de Vilaine.

Houblon sauvage sur un frêne. Vous trouverez cette liane herbacée en divers endroits le long de la Vilaine et du Chevré. Les fruits, des « cônes » sont utilisés dans la fabrication de la bière, apportant de l’amertume et favorisant la conservation du breuvage.

Suivre la petite route remondant vers la route de Servon, que vous traversez. Dirigez-vous vers le cimetière, sur la droite.

Les vergers communaux. Avant le cimetière, est implanté un verger constitué de divers arbres fruitiers (à droite). Auparavant, aux abords de la ferme de la Motte, vous avez pu apercevoir un champ de pommiers plantés par les enfants des écoles (au centre). Un troisième verger les précède, plus près du bourg (à gauche).

 

Le nouveau cimetière d’Acigné fut créé en 1978. Les dernières tombes de l’ancien, situé au haut de la rue du Fort-de-la Motte, furent enlevées au cours de l’année 1998.

Continuer le chemin à partir du parking du cimetière vers le nord et choisir sur la variante qui court au sommet du merlon.

Vue sur Acigné depuis le merlon de Joval. Depuis le sommet du merlon, vous découvrez le bourg au travers les frondaisons de chênes centenaires. Les chênes pédonculés constituent 80 % des espèces bocagères. Ceux aux branches taillées tous les 9 ans pour faire du bois de chauffage sont appelés des ragosses. Les autres servaient comme bois de menuiserie.

Vue aérienne de l'est d'AcignéComparaison 1952-2016 du territoire à l’est d’Acigné. Avant les lotissements, des pommiers à cidre par centaines. C’est dans cette direction que l’agglomération s’est prioritairement étendue depuis les années 1980, jusqu’aux limites de la vallée du ruisseau de Joval en 2006. Le petit étang a été creusé dans les années 1990 et le grand en 2001.

Le tobogan de Joval. Vous n’êtes pas obligé de descendre du merlon par le tobogan ! Cette aire de jeu a été inaugurée en 2020. Cet espace sera complété par des salles pour les activités associatives de loisirs créatifs et par un local pour les artistes en résidence (dans le bâtiment en bauge de l’ancienne ferme de Joval).

Continuer le chemin piétonnier longeant la route en direction du bourg jusqu’au passage piéton, au niveau des premières maisons.

Au bout de l’espace nature du ruisseau de Joval, vous voyez à gauche les « Longères du Bocage », des maisons en biobrique achevées en 2006 et à qualités environnementales reconnues. A droite, les immeubles ont été achevés en 2010. Conçus par l’architecte Manuelle Gautrand, ils avancent comme une chenille rythmés par un camaïeu de couleurs vives.

Traverser la route pour poursuivre par la voie pédestre.

Sur votre droite, à la limite est du quartier du Botrel, l’immeuble Granges d’Acigné. Conçu par l’architecte Thierry Soquetest et en cours d’achèvement en 2022, l’immeuble intègre une part importante de bois de châtaignier, une essence qui était particulièrement importante à Acigné. Le volume brisé du bâtiment donne l’impression d’avoir plusieurs petits immeubles mitoyens, donnant un aspect familial à l’ensemble. Cette construction a été lauréate des Pyramides d’argent 2020 pour la région Bretagne en tant que bâtiment « bas carbone ».

Remonter la voie pédestre sous la ligne électrique moyenne-tension. Ce quartier continue à s’urbaniser en direction du Botrel, la Vilaine bordant le bourg ne permettant pas d’extensions au sud.

Villa gallo-romaine
La villa d’Acinius ? Arrivé au sommet de la côte, dans cette zone un grand nombre de parcelles agricoles portaient le nom de Mézery. Ce nom, comme Mézière, vient du latin macéria, qui signifie « mur de pierre » et, de là, « mur très ancien en ruine ». C’est un indice sérieux, mais sans certitude néanmoins, de présence de murs maçonnées visibles encore au Moyen Âge, quand cette dénomination fut adoptée pour ces parcelles.  Cela peut signer la présence d’une villa gallo-romaine, peut-être celle d’Acinius qui aurait donné son nom à la localité. Mais cela ne peut être qu’hypothétique, ce quartier ayant été loti avant le développement des diagnostics archéologiques préalables.
Les jardins familiaux, l’hiver. Ils ont été créés sous l’égide de la mairie en 2007 en compartimentant ces terrains pour constituer 32 jardins familiaux. Ils sont gérés par l’association Les Mains Vertes.

 

Haches en pierre polie du Néolithique découvertes à la Lande-Guérin en 1956, dans un talus proche de l’actuel Triptik. Ces outils dateraient d’environ 3500 ans avant J.C., créés par les premiers hommes sédentarisés et agriculteurs.

 

Le Triptik est une salle municipale polyvalente mise en service en 2010 sur le site de La Lande-Guérin. Le bâtiment de 1000 m2 a été conçu par l’architecte Dominique Bonnot, de l’agence SABA à Saint-Brieuc. Il s’agit d’un bâtiment classé Haute Qualité Environnementale (HQE), caractérisé en façade par un bardage en lames de bois. Le Triptik doit son nom à sa triple fonction correspondant à ses trois espaces modulables : les Agapes (salle de restauration), L’Avant-Scène (salle de spectacle) et l’Atelier (salle associative).

Poursuivre par le chemin piétonnier et tourner à gauche au coin des lotissements. Avant de descendre sur les terrains de sports, traversez la prairie pour rejoindre le bord du Chevré qui coupe à cet endroit la colline.

Ravin du Chevré. Dans les arbres, vous serez surpris de découvrir ce ravin. Le Chevré prend sa source à Val d’Izé, au nord-est d’Acigné. Son cours a une longueur de 46 km, dont 9 sur la commune d’Acigné.

Retour au parking du stade de foot-ball.

Balades rando découverte d’Acigné: Le chemin de ronde par la couronne verte
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